quelques impressions féminines...
Avant de quitter la Thaïlande. Bangkok, c'est très peuplé, très agité, très bruyant, très pollué, très dépaysant et en même temps, on ne se sent pas agressé, sauf quand on veut traverser la rue... Là, ça devient très périlleux!
J'ai aimé:
- cette animation perpétuelle;
- le sourire qui anime souvent les visages des gens (sauf peut--être ceux des gens derrière les guichets à l'entrée des musées ou monuments)
- une certaine insouciance qui règne, on n'est pas obnubilé par le tout sécurité, notamment dans les transports publics. Au passage, hier, j'ai essayé un nouveau transport urbain: le song tao :deux bancs (comme son nom l'indique), à l'arrière d'une espèce de pick up. On monte quand on veut le long du circuit, on descend quand on veut, et là, on laisse 5 bahts (10 centimes) au chauffeur.
- ne pas entendre parler de Sarkozy
- l'hospitalité de nos amis Eric et Marion, qu'ils en soient ici publiquement remerciés. Ils nous ont chaperonnés, dirigés, pris en charge, maternés, ont discuté les prix pour nous, etc.
- les quelques mots de thaï que Marion m'a appris. Je sais même compter, mais j'ai bien peur d'avoir tout oublié à mon retour.
- le gommage, le massage, le sport en salle, le sauna, la piscine...
J'ai moins aimé:
je ne vais pas faire une énumération, mais essayer de traduire une impression assez vague, diffuse, qui ne m'a pas quittée pendant ce séjour. Robin, ou Raphael, m'a dit : arrête de penser comme une occidentale, mais j'ai du mal... On côtoie les indigènes, mais on ne partage rien. Il y a une différence incroyable de moyens financiers, une réelle barrière qui me dérange un peu quand même. Je sais : mauvaise conscience facile, et pourtant, je profite bien de mon niveau de vie (voir quelques lignes au-dessus). Savoir qu'en un soir à 4 dans un bon resto, on dépense la moitié du salaire mensuel d'un thai, ça me culpabilise. Tous ces petits boulots dont le but est uniquement de nous servir, et ce, pendant toute une vie, sans promotion possible, ça m'a choquée. Probablement qu'en y restant plus longtemps, je m'y serais habituée, et j'aurais pensé un peu différemment. En fait, la grosse différence, c'est que moi, je n'ai qu'une vie; eux se réincarneront dans une meilleure vie et ils peuvent donc être patients...
L'aventure va continuer: cet après-midi, direction l'aéroport ( avec le chauffeur d'Eric et Marion... ) et départ pour Sydney. Cette fois, personne pour nous chaperonner, il va falloir se débrouiller comme des grands, rien que nous deux...
Bon courage à tous ceux dont c'est la rentrée. N'hésitez pas à mettre plein de commentaires, ça fait très très plaisir. Comme on a quand même beaucoup de temps pour méditer, on pense bien à tout le monde, aux enfants, à la famille, aux Corbières, aux vieux et très vieux potes.
PS pour Freddie : le soir de notre arrivée, il y a eu effectivement quelques bombes d'indépendantistes islamistes du sud (trois morts). Ca nous a empêché d'aller voir les feux d'artifice en ville. On les a regardés de la terrasse de l'immeuble. En même temps, il y a eu les bombes des basques à Madrid (deux morts). Est-ce bien raisonnable, tout cela?
Martine
Commentaires
Faites la bombe, pas la guerre.
Petite coïncidence suite à un repas de famille .
A la suite de ces agapes, la mère part à Bangkok, la fille part à Madrid : boum dans les 2 cas ! Est-ce vraiment une coïncidence?
Nicolas S est alerté.
Titine, continue à nous faire part des effets néfastes du capitalisme sur les habitants pauvres de la planète. Tu pourrais aller dans le "bush" pour nous décrire la vie des derniers aborigènes, détruits par l'alcool, et vivant des miettes du libéralisme australien.
Je prépare un livre qui doit sortir avant les débuts de la campagne électorale pour donner tous les éléments de choix aux nantis que nous sommes (préférez-vous le bonnet blanc NS ou le blanc bonnet SR ?).
Bises à tous les deux et bonne continuation.
bon ben juste pour faire plaisir alors...
en effet, j'ai pas de commentaire à faire, je lis et me régale en vous imaginant là-bas. et en vous sachant là-bas car on y est tres bien dans votre home sweet home.
bisous
En lisant Martine, je comprends tout à fait ce qu'elle ressent, j'ai un peu eu la même impression lors de notre semaine en mer, d'un côté ceux qui profitent (nous) et de l'autre ceux qui servent (eux). Mauvaise conscience, facile je ne sais pas, mais mauvaise conscience tout de même;
Bises à tous les 2 Françoise
de tout coeur avec vous, nous voyageons à travers vos textes... de trés bonne qualité! Continuez à nous faire rêver et bonne route pour de nouvelles aventures! Nicole et Claude